Le tombeau des lucioles,

le ciné-club n°6

des films du Chat Roux

Cette semaine pour ce sixième numéro, le Ciné-Club de BoMontage vous parle d’un joyau du film d’animation : Le Tombeau des Lucioles. Un chef-d’œuvre bouleversant de l’un des deux fondateurs du Studio Ghibli.

« La nuit du 21 septembre 1945, je suis mort ».  Adolescent de 14 ans Seita meurt seul de malnutrition dans une gare. Son fantôme retrouve alors le fantôme de sa petite sœur de 4 ans, Setsuko, emportée elle aussi par la maladie et le manque de nourriture quelques semaines plutôt. Le Tombeau des lucioles nous raconte la tragique et poignante histoire de ces deux orphelins, victimes par ricochet des bombardements américains sur la ville de Kobe.

En 1988, Isao Takahata réalise un sublime film d’animation tiré de la nouvelle semi-autobiographique de Nosaka Akiyuki : « La tombe des lucioles ». Takahata fait appel au talentueux  dessinateur Yoshifumi Kondo pour la création et le design des personnages. L’admirable travail de ce dernier donne au film cette sensation de réalisme.
La rumeur rapporte que Kondo se serait inspiré du jeu de Brigitte Fossey dans Jeux interdits pour la gestuelle du personnage de Setsuko. Le film est produit en parallèle avec Mon voisin Totoro de Miyazaki l’autre fondateur du Studio Ghibli. Les deux films sont d’ailleurs présentés ensemble et bénéficient d’un billet unique à leur sortie en salle au Japon.

Le Tombeau des Lucioles est distribué en France en juin 1996, 8 ans après sa création au Japon. Véritable choc esthétique et émotionnel, il fait alors découvrir au public français les réelles qualités des films d’animations japonais.

Magnifique plaidoyer antimilitariste, ce drame historique est une œuvre profonde, sincère, d’une grande poésie, destinée aux adolescents et aux adultes. Un film dont on ne ressort pas indemne. À voir au moins une fois dans sa vie.

Bon film et bon week-end.