1941,

le ciné-club n°7

des films du Chat Roux

Dans le Ciné-Club de BoMontage cette semaine, une des œuvres les plus atypiques de Steven Spielberg : 1941.

Décembre 1941, à la suite de l’attaque de Pearl Harbour la population de Los Angeles se sent menacée par le Japon. L’apparition au large des côtes californiennes d’un sous-marin nippon plonge la population de la cité des Anges dans une panique hystérique. Une poignée d’américains, plus cinglés les uns que les autres, tente alors de protéger l’Amérique.

En 1979 Spielberg réalise 1941, une comédie délirante écrite par Robert Zemeckis et Bob Gale. Le scénario  fut inspiré, entre autres, par la bataille de Los Angeles et le bombardement d’Ellwood : deux incidents de guerre, réels, que vécurent les Etats-Unis après l’attaque de Pearl Harbour.
Avec ses gags hilarants, 1941 tourne en dérision les films de guerre et se moque de l’Amérique, raison pour laquelle le  public américain bouda le film à sa sortie.
Charlton Heston et John Wayne refusèrent le rôle du général Stilwell. Wayne rejeta le scénario à cause de la mauvaise image qu’il donnait des Etats-Unis. Il ne se priva pas, par ailleurs, pour le signaler à Spielberg au téléphone. Mais cela n’empêcha pas le film de réunir un casting de choix avec Dan Akroyd, Ned Beatty et John Belushi à sa tête.
1941 eut trois nominations aux Oscars de 1980 : meilleur son, meilleurs effets visuels et meilleure image. Le film fut tourné en grande partie à l’aide d’une Louma (grue de prise de vue avec bras télescopique et système de contrôle à distance) inventée par les français Jean-Marie Lavalou et Alain Masseron.

1941 contient de nombreux clins d’œil au cinéma. Des extraits de Dumbo, bien sûr. Mais aussi, la musique de L’homme tranquille de John Ford pour la bagarre générale. Il fait également allusion à des films de Spielberg. On retrouve la station service de Duel (même station service, même gérante). Et au début du film on reconnaît la musique des Dents de la Mer. D’ailleurs l’amatrice de bains de minuit fût aussi la première victime du fameux requin.

Au final ce joyeux bazar servi par une distribution cinq étoiles est un anti-déprime assuré. À regarder de toute urgence si ce n’est pas déjà fait.

Bon film et bon week-end.

Retrouvez des photos du film sur notre tableau Ciné-club.